Reconversion professionnelle : les 5 idées négatives à laisser de côté

Comme près d’un français sur 2*, vous songez à vous reconvertir ? Mais vous hésitez encore et vous êtes confrontés à plusieurs questions : est-ce le bon moment ? Allez-vous y arriver ? Aurez-vous le temps de mener votre projet à son terme ? Serez-vous à la hauteur ? Et que faire aussi des avis de vos proches qui vous disent que c’est compliqué, que c’est risqué, que ce n’est pas pour vous…

Dans cet article, nous vous donnons les clés pour vous débarrasser des principaux freins et idées négatives qui peuvent vous bloquer lorsque vous envisagez de changer d'orientation professionnelle.

"Ce n’est pas pour moi"

Vous vous dites peut-être que vous n’avez pas assez confiance en vous, et que vous ne saurez pas comment vous y prendre... Vous pensez également peut être que vous n’y arriverez pas et que ce type de projet n’est bon que pour les autres.

Ce type d’interrogation est important, car il montre que vous n’envisagez pas de prendre une décision à la légère. Mais il ne doit pas vous bloquer dans vos initiatives, car sinon il vous amènera à laisser passer votre chance ! La vie est faite d’opportunités : il faut savoir forcer le destin.

Pour cela, il faut écouter les conseils bienveillants mais ne laisser jamais les autres décider pour vous. Si vous croyez en votre projet, inspirez-vous de celles et ceux qui ont réussi. Et ne vous laissez pas démoraliser par les avis négatifs de personnes qui n’ont pas elles-mêmes osé franchir le cap. 

"Je n’ai pas le niveau "

Vous pensez peut-être que vous n’êtes pas assez diplômé pour envisager une reconversion professionnelle ? Ou au contraire qu’il serait dommage d’avoir fait autant d’années d’études pour finalement travailler dans un autre domaine professionnel...

Il n’est pas impossible que vous ayez raison, mais savez-vous qu’une carrière complète représente pas loin de 70.000 heures de travail. Ne vous semble-t-il dès lors pas important de trouver un métier qui vous intéresse vraiment ? 

Et rassurez-vous : vous ne serez pas le seul ou la seule. En effet, comme l’a analysé l'anthropologue américain David Graeber depuis plusieurs années au travers de sa critique des "bullshit jobs", nombreuses sont les personnes désirant aujourd’hui avoir un métier qui a du sens et "être utiles à quelque chose". 

Alors si vous vous posez la question, c’est probablement que vous avez déjà une partie de la réponse… 

"Je n’aurai pas le temps de me former"

Avant de vous lancer, vous devez établir un diagnostic précis de vos forces et de vos faiblesses (un bilan de compétence peut également être utile).

Ainsi, vous identifierez les connaissanes à développer par vous-même ou en suivant une formation.

A ce sujet, il est aujourd’hui possible de se reconvertir dans de nombreux domaines professionnels, notamment par le biais de formations courtes accessibles via votre compte personnel de formation (si vous avez déjà été salariés et que vous avez acquis des droits) et/ou de formations à distance qui vous permettront d’étudier à votre rythme.

"Ce n'est pas le bon moment"

Vous vous dites que c’est trop tôt (car vous venez tout juste d’être diplômé, d’être embauché, de déménager…) ? Ou alors que c’est trop tard (car vous venez de vous marier, d’avoir une promotion, car vos enfants vont entrer au collège…) ?

La réalité, c’est qu’il n’existe pas de moment idéal ni même de profil type de personnes ayant réussi leur reconversion professionnelle. Les statistiques montrent même au contraire que toutes les situations et toutes les tranches d’âges sont concernées. 

En effet, comme le montre une étude de la DARES** (la Direction de l'Animation de la recherche, des Études et des Statistiques du Ministère du travail) publiée en novembre 2018, si les jeunes (20 à 29 ans) changent un peu plus facilement de métier que leurs aînés, sont également concernés 22% des trentenaires et 16% des plus de 40 ans. Et parmi eux, on trouve presque autant que de femmes que d'hommes, presque autant de diplômés de l’enseignement supérieur que de personnes titulaires du bac ou que de personnes sans formation, presque autant de célibataires que de personnes en couple, presque autant de personnes sans enfants que de personnes ayant 1 ou 2 enfants...

Aussi, quels que soient votre situation et votre âge, une reconversion peut être envisagée si elle a du sens pour vous. 

Par ailleurs, il est évident que l’on ne dispose pas des mêmes qualités à 20 ans qu’à 50 ans, et il ne faut pas négliger les savoir-faire et le recul acquis avec l’expérience. Par exemple : une ancienne comptable qui envisage de devenir décoratrice d’intérieur aura certainement des compétences précieuses en gestion d’entreprise.

"On sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce qu’on retrouve"

Il n’est jamais évident de sortir de sa zone de confort. Et il est également normal que le changement génère de l’appréhension. Souvent, celle-ci est d’ordre financier, et chacun peut apprécier d’avoir trouvé une certaine stabilité. 

Cependant, la vraie question à se poser est celle de votre équilibre au quotidien : de quoi avez-vous réellement besoin pour être heureux dans votre vie personnelle et professionnelle ? Et en quoi un nouveau travail vous permettrait de vous sentir plus utile et plus épanoui ?

En conclusion

De nombreux éléments peuvent motiver un changement de vie professionnelle : travailler dans un domaine qui vous passionne, mieux concilier votre vie personnelle et professionnelle, vous mettre à votre compte, changer de métier après une période d’inactivité… 

Dans tous ces cas, une reconversion peut voire doit être envisagée, et cette période de mobilité professionnelle doit être anticipée. Elle nécessitera une forte implication de votre part, notamment si vous devez vous former, mais cela vous permettra peut-être de travailler (enfin) dans un domaine qui vous passionne !

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Sources:
* Etude menée en ligne pour Nouvelleviepro, premier semestre 2019
** "Changer de métier : quelles personnes et quels emplois sont concernés ?"